Jimmy Liao lu par deux libraires

 » Je viens de lire votre message des nouveautés à paraître, et quelle émotion de découvrir le nouveau livre de Jimmy Liao, cet auteur-illustrateur que j’avais beaucoup défendu il y a quelques années chez Bayard.

Dans mon souvenir, il y a trois titres qui m’ont marquée : « La Lune perdue », « Le Rocher bleu » et « Les Ailes ». Je sais qu’il fallait les soutenir, les présenter aux clients, leur montrer un autre genre d’illustrations, car Jimmy Liao a son propre style il n’y a rien ni personne qui lui ressemble, il y a sa puissance dans son coup de pinceau, dans ses peintures, sa propre palette. Son alchimie un mélange d’étrangeté, de décalage, d’irréel et de saugrenu, toujours beaucoup d’émotions toutes en finesse et beaucoup de fraîcheur. Ses livres ont une positivité malgré les thèmes ou épreuves évoqués. Pour moi avant tout, ce sont des albums jeunesse dans le sens qu’ils ne répondent pas à une commande, à l’air du temps ou des tendances, qu’on n’essaie pas d’enfermer dans des catégories ou d’y chercher des messages. 

C’est une époque où les éditeurs de chez Bayard prenaient des risques, innovaient et bousculaient l’édition, je sais que son éditrice Babeth regrettée que les libraires ne les suivent pas. Les livres de Liao ont surtout trouvé une place chez les libraires spécialisés jeunesse et encore pas tous.

J’ai visionné les vidéos d’annonce que vous avez réalisées qui sont très émouvantes. On retrouve son jeu de cadrage, ce mélange de ludique et d’étrange qui nous semble familier et une justesse de l’histoire. Une maîtrise des couleurs. Comme ça sans l’avoir lu je peux imaginer que le livre est parfaitement réussi ! « 

Laurence Tutello, librairie Le Chat Pitre (Paris)

 » … je connais Jimmy Liao, pour avoir vendu ses livres à la librairie – Sans être capable de mobiliser de vastes connaissances à son sujet, j’ai toujours trouvé son travail splendide. Difficile à classer en terme de public certes – Enfants, oui mais quel âge ? Adultes ? Mais ça n’a pas plus d’importance pour lui que pour, par exemple Peter Sis. Pas forcément facile à vendre, mais en même temps à chaque fois la beauté et la profondeur des images emporte le morceau : il fait partie de ces gens pour lesquels le mot d’illustrateur est un peu restrictif, je trouve. Je me souviens en tout cas que chacun de ses livres « fait monde » d’une grande et singulière façon, et je suis donc bien contente que vous l’accueilliez à votre catalogue – contente pour vous, et pour nous lecteurs ! « 

Sophie Todescato, Librairie des Temps modernes (Orléans)