« Le Cadeau » de Page Tsou

Le livre de Page Tsou Le Cadeau a comme origine une commande du musée des beaux arts de Taipei, qui fêtait son 30e anniversaire en 2013. L’auteur s’inspire d’ailleurs de l’architecture du musée pour en faire le motif d’un papier d’emballage qui habille son album. 

Un cadeau, ça se donne et ça se reçoit. Page Tsou, en bon créateur, s’est rappelé le cadeau le plus précieux qu’il a reçu, celui qui a changé le cours de sa vie. Il a transformé cette expérience en une anecdote servant de fil conducteur à son album : un après-midi vécu par Petit Xiong, entré dans un musée (sans enthousiasme) grâce à un ticket offert par son père. 

.

.

Décidément, on ne reconnaît pas toujours la valeur de ce qu’on reçoit sur le moment. Tout comme le « don » qui est dans chacun de nous et qui parfois ne se révèle pas sans un certain détour. 

En anglais un mot suffit pour dire à la fois le cadeau et le don : the gift (Page Tsou avait donné ce sous-titre à son album lors de sa création). Il ne s’agit pas ici d’enfants surdoués (qui n’ont pas tous automatiquement une vie heureuse) mais du talent dont on dispose pour mener à bien une existence accomplie. 

Pendant le (re)confinement les musées sont fermés aux visiteurs, mais nous pouvons continuer à nous raconter des histoires, pourquoi pas avec « Le Cadeau » de Page Tsou. La crise sanitaire nous rappelle qu’il est peut-être temps de d’abandonner au vestiaire la « vieille trousse de secours héritée de [nos] ancêtres » avant d’entrer dans la salle d’exposition et d’y laisser libre cours à notre don pour rencontrer et savourer le monde.  

Lire aussi : Le don, un geste, une disponibilité, un article sur le blog des éditions HongFei

Lire aussi une présentation dans Filigrane, revue nouveautés des éditions HongFei

.